Les liquides

Selon le Dr Nasr, “les produits de bonne qualité et correctement tracés sont à peu près équivalents. Après c’est une question de goût”. 

Au demeurant, il développe sur la notion de plaisir, “qui a son importance si l’on veut faire adhérer au long terme à une substitution”.

Enfin, le Dr Nasr conseille vivement de se rendre dans les boutiques spécialisées pour le choix de ses produits, “les vendeurs y sont formés, ils vous conseilleront correctement et c’est une garantie de qualité des produits”.

Pour se fournir en liquides et résistances de qualité, il faut se baser sur les normes existantes, rappelle le Pr Couraud, et “éviter les achats transfrontaliers et peu fiables, si on reste dans le commerce légal, sur le territoire français, il n’y a aucun souci”. La vraie question selon lui, c’est “quelle concentration de nicotine va-t-on mettre dans le liquide, et cela relève de la consommation personnelle de chacun, avec l’idée de réduire progressivement la dose de nicotine”. 


Dr Michel Nasr est pneumologue à Vienne (Isère)
Pr Sébastien Couraud est chef du service de pneumologie aiguë spécialisée et cancérologie thoracique au centre hospitalier Lyon Sud
Nous leur avons posé vos questions séparément.

Pour le Pr Couraud, cela va beaucoup dépendre du niveau de nicotine. “Certaines personnes vont pouvoir rapidement descendre et s'arrêter d’elles-mêmes avec les liquides commercialisés, et il y a des personnes qui vont quand même avoir besoin de compter goutte par goutte le niveau de nicotine qu’ils consomment. Cela dépend des appétences et des possibilités des gens.” Il insiste néanmoins sur le fait d’être prudent, d’utiliser des constituants normés, d’avoir une petite connaissance de ce qu’est la concentration et ne pas faire n’importe quoi, par exemple si c’est pour augmenter le niveau de nicotine à l’intérieur du liquide, ce n’est pas une bonne idée. S’il y a un manque de nicotine, il vaut mieux utiliser d’autres substituts nicotiniques.


Le Dr Nasr rappelle également que la science n’a pas encore tout le recul nécessaire : “avec un produit non réglementé, les proportions seront peut-être mauvaises, il y a un risque d’inhaler plus de dépôts, peut-être que certains produits ne seront pas adaptés au vecteur électronique, etc.” 


Il vaut mieux se fournir auprès des fournisseurs agréés. D’après les études publiées à ce jour, les produits issus des circuits officiels en France ne sont pas toxiques. “Bien sûr, il est nécessaire de poursuivre ces études sur le long terme” précise le Dr Nasr.


Pr Sébastien Couraud est chef du service de pneumologie aiguë spécialisée et cancérologie thoracique au centre hospitalier Lyon Sud
Dr Michel Nasr est pneumologue à Vienne (Isère)
Nous leur avons posé vos questions séparément.

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