L'inflammation

L’inflammation est nécessaire pour enrayer tout processus infectieux ou agressif. Mais lorsqu’elle se prolonge, d’autres pathologies surgissent !

L’inflammation comporte quatre grands symptômes : la douleur, la chaleur, la rougeur, l’enflure. Nous pourrions en ajouter un cinquième : la perte de fonction

L’inflammation joue un rôle normal de défense et de protection. Elle travaille à détruire et à neutraliser les agents toxiques consécutifs à toute atteinte et à prévenir ainsi toute forme de propagation aux cellules saines adjacentes. L’inflammation sert à rétablir l’homéostasie. Dans une situation normale, elle détruit les déchets via le foie et les élimine par les poumons, les reins et les intestins. Les déchets non éliminés vont dans les tissus conjonctifs, qui deviennent des « réservoirs à déchets ». La destruction de ces déchets se fait la nuit par deux hormones pro-inflammatoires : l’hormone de croissance (STH), et la désoxycorticostérone (DOC). Lorsque les déchets sont détruits, le taux de cortisone sanguin augmente, afin de neutraliser l’inflammation qui a atteint les tissus conjonctifs. Un taux anormalement élevé d’hormone de croissance et de DOC dans le sang augmente l’inflammation et empêche les hormones corticoïdes, en particulier le cortisol, d’accomplir leur fonction anti-inflammatoire, et cela aussi longtemps que le taux de ces hormones pro-inflammatoires ne diminuera pas.

La sécrétion prolongée du cortisol et des corticoïdes, qui survient dans le stress chronique, est responsable de différents troubles métaboliques et organiques tels l’hypertension artérielle, l’ulcère de l’estomac, l’ostéoporose, la diminution des défenses immunitaires, la sensibilité aux maladies allergiques, le diabète, l’obésité, les dermatites, les arthrites inflammatoires. D’autres éléments contribuent à aggraver un état inflammatoire : l’accumulation des déchets dans les tissus conjonctifs, qui génèrent une acidose. Cette sollicitation permanente aboutit à l’épuisement des glandes surrénales. Les parois des vaisseaux sanguins deviennent perméables et développent une cascade d’acide arachidonique, à l’origine du processus inflammatoire. Par ailleurs, les carences en enzymes, en acides gras essentiels, en minéraux, en vitamines ou en oligoéléments aggravent l’acidose locale ou générale.

Lors de l’inflammation, les macrophages et les neutrophiles pénètrent dans le site inflammatoire et secrètent des radicaux libres oxygénés qui provoquent la dégradation de nombreuses molécules présentes : acide hyaluronique, protéines, collagène, etc. Ces réactions stimulent la synthèse des prostaglandines inflammatoires et augmentent la perméabilité vasculaire. L’augmentation anormale de l’hormone de croissance est dangereuse, puisqu’elle participe directement ou indirectement aux maladies inflammatoires dégénératives. On sait ce qu’il est advenu de nombreux athlètes d’Allemagne de l’Est !

Pathologies liées à l’inflammation

Le cancer

Si l’inflammation est nécessaire pour juguler en un premier temps les hôtes indésirables, en revanche, elle s’avère néfaste dès lors qu’elle exalte les processus morbides et notamment le cancer. Plus l’inflammation se prolonge, plus le risque d’exacerbation du cancer s’élève. Par ailleurs, on retrouve une composante inflammatoire dans la quasi-totalité des maladies chroniques. Ces inflammations peuvent être déclenchées par des virus, des bactéries, des parasites, des agents chimiques irritants, des particules indigestes. Ils provoquent la libération de médiateurs inflammatoires tels les cytokines (interleukine 6 ou IL-6), les radicaux libres et les eicosanoïdes de la famille oméga 6. La chimiothérapie et la radiothérapie créent un stress oxydatif qui génère un bouleversement de l’ensemble du métabolisme. Il est nécessaire de colmater ces dégâts pour éviter l’exacerbation du processus tumoral.

Les atteintes cérébrales

Plusieurs études ont prouvé que les personnes qui souffrent de dépression ont des niveaux élevés de cytokines pro-inflammatoires telles l’interleukine 6 (IL-6). Les seniors en bonne santé dont les taux d’IL6 augmentent le plus connaissent une défaillance de la mémoire, comme l’a confirmé une étude publiée en 2003 dans le journal médical Neurology. Pour de très nombreux chercheurs, la maladie d’Alzheimer serait d’origine inflammatoire. Au cours d’une réaction inflammatoire, les phospholipides membranaires sont dégradés en acide arachidonique pour donner naissance à des leucotriènes et des prostaglandines qui augmentent la perméabilité capillaire et potentialisent la réponse aux autres médiateurs de l’inflammation, aggravant ainsi le processus inflammatoire.

L’obésité

La découverte la plus surprenante concerne l’obésité. Les personnes en surpoids présentent des valeurs élevées d’interleukine 6 et de protéine C-réactive, deux marqueurs de l’inflammation. La résistance à l’insuline, qui conduit au diabète et qui est fréquemment associée à l’obésité, est elle aussi de plus en plus considérée comme une maladie inflammatoire. La résistance à l’insuline s’accompagne d’un niveau élevé d’IL-6. Cette cytokine pro-inflammatoire a des effets désastreux sur la masse graisseuse du fait qu’elle empêche les cellules de brûler leurs réserves. Elle entraîne aussi une augmentation des triglycérides (graisses du sang) et d’une famille de graisses (les VLDL) impliquées dans le diabète. D’ailleurs, des taux élevés d’IL-6 et de protéine C-réactive sont des marqueurs du diabète de type 2 et de la mortalité chez la personne âgée.

L’infarctus

L’inflammation est également une caractéristique des infarctus et des angines de poitrine. Elle peut avoir pour origine plusieurs causes, comme le cholestérol oxydé ou la présence d’homocystéine, un sous-produit toxique des protéines (qui s’accumule dans les vaisseaux lorsqu’on manque de vitamines B6, B9, B12, de choline et de bétaïne). Chez les victimes d’un infarctus, il y a une réaction inflammatoire démesurée et diffuse qui joue un rôle central dans la maladie en sollicitant d’une façon excessive les défenses (les neutrophiles, les monocytes et les macrophages).

Bilan biologique de l’inflammation

Vitesse de sédimentation (VS)

La vitesse de sédimentation est un examen très simple de réalisation. Le sang prélevé est placé dans un fin tube à essai. Les globules rouges contenus dans le sang vont sédimenter, c’est-à-dire s’accumuler dans le fond du tube, et au-dessus il ne restera plus que la phase liquide du sang, appelée aussi plasma. Seul le premier chiffre de la vitesse de sédimentation est important : celui de la première heure. La vitesse de sédimentation est un examen extrêmement simple et peu coûteux, cependant il est très labile. On le complète au moindre doute par la protéine C-réactive, examen beaucoup plus sensible et fiable. La VS se trouve augmentée ou accélérée en cas de syndrome inflammatoire pouvant provenir de n’importe quelle région de l’organisme.

Protéine C-réactive (PCR ou CRP)

Inférieure à 12 mg/l. C’est un examen très sensible et fiable. Ces valeurs seront augmentées en cas d’inflammation quelque part dans l’organisme. Une inflammation se retrouve dans une multitude de pathologies : du simple rhume à la colite ou de la cystite jusqu’au cancer. Plus l’inflammation est grande, plus les valeurs de la PCR seront élevées. Ce sera d’autant plus vrai que les différents témoins (VS, fibrinogène et alpha 2-globuline) seront augmentés conjointement. Mais, là aussi, il y a des faux négatifs et des faux positifs.

L’électrophorèse des protides

Les protéines totales sont quantifiées de 65 à 85 g/l. Cette valeur est importante, car la baisse marquée des protéines est un signe de dénutrition ayant de graves répercussions sur le fonctionnement de l’organisme.

Il existe cinq grandes classes de protéines. Avec pour chacune, son dosage normal en g/l et son pourcentage normal comparativement au nombre total des protéines.

  • L’albumine représente 52 à 67%, soit 40 à 50 g/l ; c’est la protéine la plus abondante dans le sang.
  • Les alpha 1-globulines représentent 3 à 5% soit 1 à 2,5 g/l, constituées de l’orosomucoïde qui s’accroît au cours des syndromes inflammatoires.
  • Les alpha 2-globulines : 6 à 11% soit 5 à 10 g/l, constituées de l’haptoglobuline et de l’alpha 2-macroglobuline ; elles sont augmentées en cas de syndrome inflammatoire.
  • Les bêtaglobulines : 9 à 15%, soit 6 à 12,5 g/l.
  • Les gammaglobulines : 12 à 20%, soit 6 à 14,5 g/l ; elles comportent les immunoglobulines E, D, G et M ; elles sont modifiées en cas de troubles des défenses.

Eosinophiles (polynucléaires)

C’est une des cinq catégories de globules blancs. On parlera d’hyperéosinophilie lorsque le taux des éosinophiles circulants est supérieur à 500/mm3, c’est-à-dire supérieur à 7% des globules blancs.

Les principales causes à évoquer sont les parasites (vers intestinaux), les maladies allergiques (rhinite allergique, asthme…) et l’agression tissulaire (cancer). D’autres causes sont possibles :

  • Maladies inflammatoires : polyarthrite rhumatoïde, sarcoïdose, hépatite chronique active, maladie de Crohn, périartérite noueuse, lupus érythémateux disséminé.
  • Hémopathies et cancers : maladie de Hodgkin, syndrome myéloprolifératif, lymphome cutané, cancers digestifs, hépatique, bronchique, utérin, mammaire, thyroïdien, rénal ou pancréatique.
  • Maladies infectieuses : scarlatine, pneumococcie, salmonellose, gonococcie, mononucléose infectieuse, tuberculose, toxoplasmose…

Les facteurs de l’inflammation

Ces facteurs devraient être dosés logiquement dans la zone enflammée, mais cela poserait, en cas de dosage tissulaire, le problème de leur base d’expression. On les dose de préférence dans les liquides biologiques, plasma, urine, liquides de plèvre ou de péritoine, où leur concentration n’a probablement guère de relation avec le taux réel du tissu enflammé. Outre le terrain infectieux, allergique (immunoglobulines E) autoimmun, les intolérances alimentaires (immunoglobulines G) créent un terrain inflammatoire.

L’intolérance alimentaire correspond à une incapacité de la part de l’organisme à métaboliser un aliment à des doses normalement tolérées. Elle active les anticorps de type IgG du système immunitaire et déclenche des phénomènes inflammatoires divers, à caractère diffus, rendant difficile le lien entre la cause et l’effet.

La réaction inflammatoire en relation avec l’hypersensibilité alimentaire se manifeste localement en créant différentes maladies gastrointestinales ou à distance avec comme cibles de nombreux tissus et organes. Le corps réagit par rapport aux intolérances alimentaires en fabriquant des anticorps comme il le fait pour se défendre vis-à-vis d’autres agressions. Ainsi, la façon la plus directe de les supprimer consiste à éliminer ces aliments responsables de la production d’anticorps spécifiques par l’organisme.

L’histamine est un médiateur puissant dans toute réaction allergique et pseudo-allergique (intolérance alimentaire). Elle est générée dans notre organisme mais est aussi présente dans beaucoup d’aliments à des taux variables. Des millions de gens souffrent de troubles gastro-intestinaux, migraine, maux de tête, affectations cutanées, troubles cardio-vasculaires liés et une surcharge d’histamine, causée par une intolérance à l’histamine. Les aliments libérateurs d’histamine sont : alcool, bananes, noix, chocolat, oeufs, papaye, fraises, tomates.

La flore intestinale représente également une importante source endogène d’histamine. Une dysbiose avec pullulation de la flore de putréfaction contribue à une production continue d’histamine et d’autres amines biogènes. Le développement de la flore de putréfaction est favorisé par une alimentation trop riche en protéines et graisses ou par une digestion incomplète due à une insuffisance du pancréas exocrine.

Le stress oxydatif

Lors de la déficience des antioxydants, les radicaux libres attaquent les membranes cellulaires, altèrent les doubles liens des acides gras polyinsaturés et modifient leur structure. Ces agressions finissent par avoir raison de la fonction membranaire (perméabilité, transport, activité enzymatique). Ces effets nocifs atteignent les protéines, globules rouges, organismes cellulaires (mitochondries), etc. Ils peuvent aussi affecter les acides nucléiques (ADN), gêner la transmission du patrimoine génétique, promouvoir le vieillissement et causer l’inflammation, la cataracte, le cancer et, particulièrement, l’athérosclérose.

Rôle clef de la membrane cellulaire

La compréhension d’un grand nombre de processus biologiques a beaucoup évolué en quelques décennies. Notre organisme est composé de milliards de cellules. Ces cellules peuvent varier beaucoup en fonction de leurs différenciations, cependant elles ont toutes en commun une structure complexe et vitale qui est la membrane cellulaire. Cette structure se retrouve autour de la cellule telle une peau et en assure sa cohésion – c’est la membrane cytoplasmique – et autour de tous les organites cellulaires (mitochondries, lysosome, appareil de Golgi, ribosome…) et du noyau. A la lumière de nombreuses découvertes, le mécanisme pathologique le plus intime de certaines maladies a pu être élucidé. L’importance de la membrane cellulaire et de ses propriétés mécaniques, notamment de sa souplesse, a été prise en compte dans l’explication des maladies les plus diverses telles que le diabète, l’arthrose, le vieillissement, les troubles de l’immunité, les cancers… D’autre part, a été mis en évidence le rôle des agents oxydants (radicaux libres) sur la dégradation de cette membrane, sa perte de fluidité et la genèse de multiples affections quotidiennes. Lorsqu’un certain nombre de fonctions de base au niveau cellulaire ne sont qu’incomplètement assurées, on assiste à l’apparition de « maladies », qui varient en fait en fonction de l’importance de l’atteinte et du groupe de cellules concernées. Ces pathologies en rapport avec la perte de fluidité membranaire sont plus classiquement étiquetées comme d’origine métabolique, dégénérative, fonctionnelle ou idiopathique.

Rôle respectif des deux catégories d’acides gras

  • Les acides gras saturés empêchent la fluidité et génèrent les pathologies. Les acides gras saturés ont tous leurs carbones combinés à deux atomes d’hydrogène. Toutes les liaisons sont chimiquement saturées. Dans l’espace, ces acides gras sont rectilignes et rigides, et leur mélange est figé. Ils se présentent sous la forme solide. Ce sont les graisses invisibles présentes dans les viandes et les produits laitiers : graisses de bœuf, de mouton, ainsi que le beurre de cacao, les margarines, les corps gras industriels (shortening).
  • Les acides gras insaturés sont des acides gras possédant une double liaison (monoinsaturés) ou plusieurs doubles liaisons (polyinsaturés). A chaque double liaison, la chaîne carbonée perd deux atomes d’hydrogène et réalise un angle de 120°qui présente, selon le nombre d’atomes d’hydrogène disparus, plusieurs courbures ou angulations dans les différents plans de l’espace. Ils occupent un volume important dans l’espace et se repoussent les uns les autres, ce qui leur donne la propriété d’être fluides et d’augmenter les échanges de nutriments. Les poissons des mers froides du globe, grâce à un phénomène adaptif, ont une chair riche en graisses polyinsaturées. En revanche, lorsqu’ils migrent plus au sud, leur taux d’acides gras polyinsaturés diminue fortement. La perte de fluidité membranaire possède un rôle pathogénique incontestable ; elle peut donner, selon les cellules atteintes, une expression ubiquitaire. Elle est incriminée dans des pathologies les plus diverses telles les maladies dégénératives, diabète, troubles du rythme, HTA, insuffisance rénale ou hépatique, troubles immunitaires, cancers…

Comment enrayer le phénomène inflammatoire ?

Des études épidémiologiques et cliniques indiquent qu’une supplémentation en acides gras oméga 3 (EPADHA) a des effets bénéfiques dans toutes les inflammations. Cette action est comparable à celle de certains médicaments anti-inflammatoires qui inhibent la production des médiateurs de l’inflammation.

Les oméga 3 et oméga 6 présents dans notre corps sont en compétition permanente pour le contrôle de notre biologie. Les oméga 6 facilitent le stockage des graisses, la rigidité des cellules, la coagulation et les réponses inflammatoires aux agressions extérieures. Ils stimulent donc la fabrication de cellules graisseuses dès la naissance. Les oméga 3, au contraire, participent à la constitution du système nerveux, rendent les cellules plus souples et calment les réactions d’inflammation. Ils limitent aussi la fabrication des cellules adipeuses. L’équilibre de la physiologie dépend étroitement d’une bonne répartition entre les oméga 3 et les oméga 6.

Protéger la fluidité membranaire, c’est aussi agir contre les radicaux libres, qui l’attaquent et cherchent à la rigidifier : les antioxydants sont de précieux alliés pour préserver l’intégrité des membranes. N’est-il pas temps d’apprendre à bien se soigner ? Les huiles de poissons et les antioxydants représentent une nouvelle approche thérapeutique, performante et naturelle.

Le curcuma est un puissant anti-inflammatoire

Le curcuma est une épice aux propriétés étonnantes. Les Indiens en consomment en moyenne 1,5 à 2 g par jour (un quart à une demi-cuillère à café) ; c’est la principale épice contenue dans le curry, de couleur orangée, avec le gingembre et le poivre. C’est l’un des aromates les plus couramment utilisés dans la médecine ayurvédique pour ses propriétés anti-inflammatoires. Aucun autre ingrédient nutritionnel n’est aussi puissamment anti-inflammatoire que la poudre jaune de cette racine. La principale molécule responsable de cet effet est la curcumine.


À lire aussi : Le curcuma, par Ph. Fiévet.


En laboratoire, la curcumine inhibe la croissance d’un très grand nombre de cancers : côlon. foie, estomac, sein, ovaire, et leucémie par exemple. Elle tend à bloquer l’angiogénèse en empêchant la formation de petits vaisseaux qui irriguent le cancer et force les cellules cancéreuses à mourir (par le processus de suicide cellulaire appelé « apoptose »). Il n’est donc pas surprenant qu’à âge égal les Indiens aient huit fois moins de cancers du poumon que les Occidentaux, neuf fois moins de cancers du côlon, cinq fois moins de cancers du sein, ou dix fois moins de cancers du rein. Et cela malgré une exposition à de multiples facteurs cancérigènes présents dans l’environnement et dans un contexte alimentaire pire qu’en Occident… Mais on a observé que le curcuma seul est mal absorbé. De fait, quand il n’est pas mélangé à du poivre (comme il l’a toujours été dans le curry), le curcuma ne passe pas la barrière intestinale. Le poivre multiplie par 2 000 l’absorption du curcuma par l’organisme.

Rappelons que l’inflammation est nécessaire pour enrayer tout processus infectieux ou agressif mais, dès lors qu’elle se prolonge, d’autres pathologies surgissent.

Article original de :
Dr Jean-Pierre Willem

Paru dans Mutuelle & Santé n° 65

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